Le youtubeur Vinceeh arrête sa marque de vêtements Goodkid

Le youtubeur Vinceeh arrête sa marque de vêtements

L’univers de la mode est impitoyable. C’est une leçon que Vinceeh, un youtubeur français passionné de sneakers et de streetwear, a appris à ses dépens. En 2022, il lançait sa propre marque de vêtements baptisée Goodkid. Deux ans après, il met fin à cette aventure. Enquête sur un rêve devenu cauchemar.

L’émergence d’une passion

Vinceeh, de son vrai nom Vincent, a commencé à se faire connaître sur Youtube en 2015. Passionné de sneakers, il décide de partager son amour pour la culture et le design des chaussures de sport. À une époque où la sneaker mania n’était pas encore pleinement déployée en France, le youtubeur se distingue par son contenu pointu et sa personnalité attachante. Deux ans plus tard, sa chaîne compte 100 000 abonnés. Un succès inattendu qui le pousse à se sentir invincible.

L’irrésistible appel de la création

En 2020, Vinceeh élargit son champ d’action et se met à parler de vêtements. La mode devient une nouvelle passion pour le youtubeur, qui se met à réfléchir à la notion de qualité vestimentaire et à l’importance des coupes. Mais trouver des vêtements qui correspondent à ses attentes s’avère compliqué. Les enseignes fast fashion le laissent sur sa faim, tandis que les marques plus qualitatives et haut de gamme dépassent son budget.

Un constat qui le pousse à envisager la création de sa propre marque de vêtements. En 2021, il se lance dans l’aventure Goodkid. Pour ce projet, Vinceeh s’entoure de personnes compétentes, dont une stagiaire issue d’une école de mode, Maourine, et un graphiste, Julien GIM. Malgré une anticipation approximative et des délais serrés, la première collection voit le jour en juillet 2021.

Le lancement de Goodkid : entre enthousiasme et déconvenues

Le 8 mai 2022, Vinceeh annonce le lancement de sa marque dans une vidéo sur sa chaîne Youtube. Goodkid est enfin une réalité ! Le succès est au rendez-vous : en une semaine, la marque réalise 108 000€ de chiffre d’affaires grâce à la précommande de plus de 1 800 pièces.

Mais très vite, les problèmes s’accumulent. Les fonds générés par les précommandes sont bloqués sur les plateformes de paiement, car ces dernières n’acceptent pas ce type de transaction. Ensuite, la production des vêtements prend du retard, causant l’impatience des clients. Pire encore, lors de la réception de la production en août, Vinceeh découvre que les 800 t-shirts commandés sont tous décalés d’une taille.

Le cauchemar de la gestion de crise

Face à ces complications, le youtubeur et son équipe se retrouvent dans une situation délicate. La communication avec les clients devient une gestion de crise, et de nombreuses commandes doivent être annulées. L’image de Goodkid est écornée, et Vinceeh se retrouve dans une impasse.

A lire aussi :  Poker Society : Le nouveau concept de Winamax sur Youtube

Le manque d’anticipation de Vinceeh est criant à travers cette mésaventure. En voulant aller trop vite, en ne prenant pas le temps de bien préparer son projet, le youtubeur est rattrapé par la réalité du monde de la mode et du commerce. La gestion d’une marque de vêtements n’est pas une mince affaire, et la création d’une collection nécessite du temps, de la patience et une bonne dose d’organisation.

L’arrêt de Goodkid : une décision inévitable

Deux ans après le lancement chaotique de sa marque, Vinceeh se résout à mettre fin à l’aventure Goodkid. Une décision difficile, mais nécessaire. Malgré un démarrage prometteur, les complications ont eu raison de la marque.

L’histoire de Goodkid est un rappel important pour tous ceux qui souhaitent se lancer dans la création d’une marque de vêtements. L’enthousiasme et la passion ne suffisent pas toujours. L’anticipation, la gestion rigoureuse et une bonne connaissance de l’industrie de la mode sont autant d’éléments clés pour éviter les déconvenues.

Vinceeh continue cependant d’alimenter sa chaîne Youtube et de partager sa passion pour les sneakers et le streetwear à sa communauté. Une aventure qui, elle, ne semble pas près de s’arrêter.

Partagez sur les réseaux :